Féminicides en Nouvelle-Aquitaine : plus d’une douzaine de femmes tuées, la Gironde en première ligne


En 2025, la Nouvelle-Aquitaine continue de faire face à une situation alarmante concernant les violences conjugales, avec une douzaine de femmes ayant trouvé la mort sous les coups de leur (ex)partenaire. Ces chiffres, encore provisoires, soulignent une stagnation inquiétante malgré les campagnes de sensibilisation et les dispositifs d’alerte mis en place depuis plusieurs années. La Gironde reste le département le plus touché, confirmant une tendance déjà observée sur les dernières années.

Le début d’année a été marqué par la découverte tragique du corps d’Isabelle Aleci à Mont-de-Marsan, enterrée dans le jardin de son ex-compagnon, placé depuis en garde à vue. D’autres cas ont émaillé le territoire : Nasrine El Yaagoubi à Cenon en janvier, Amandine François et sa fille à Limeyrat (Dordogne) en mars, Agnès Quetier à Saintes (Charente-Maritime) en avril, et Ludivine Audebert à Périgny en mai. Des violences fatales se sont également produites hors de France, comme le meurtre d’une Béarnaise à Mourenx au Portugal en juin. En Gironde, Nelly à Moulis-en-Médoc et Lucia Cardeal de Sousa à La Teste ont été tuées en octobre, tandis que Nawal al Dalil à Pau et Melina Espès à Saint-Ciers-d’Abzac ont perdu la vie respectivement en septembre et novembre.

Ces drames reflètent la persistance d’un fléau profondément enraciné dans la société. Les chiffres régionaux montrent que la Nouvelle-Aquitaine concentre une part significative des féminicides recensés en France, mettant en évidence la nécessité d’une vigilance accrue, de mesures de prévention renforcées et d’un accompagnement plus structuré des victimes. Malgré la multiplication des dispositifs d’alerte, des lignes d’écoute et des campagnes de sensibilisation, les violences conjugales continuent de frapper régulièrement, rappelant l’urgence de politiques publiques plus efficaces et d’une prise de conscience collective.

Les associations locales et nationales insistent sur la formation des forces de l’ordre et des acteurs sociaux pour détecter les signaux d’alerte, ainsi que sur la mise en place de solutions durables pour protéger les femmes vulnérables. La situation de 2025 rappelle que la lutte contre les féminicides reste une priorité absolue, nécessitant une mobilisation continue à tous les niveaux de la société.


Source : Sud ouest 

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