Égypte : l’excision frappe encore 87 % des femmes, un fléau persistant dont on ne parle pas
Introduction L’excision (mutilation génitale féminine, MGF/FGM) reste en Égypte l’une des pratiques les plus répandues au monde en nombre absolu de victimes. Malgré des progrès récents chez les plus jeunes générations, la pratique demeure profondément ancrée, partiellement « médicalisée » et inégalement combattue sur le terrain. Cet article rassemble les données clés, l’évolution récente, les facteurs culturels, les conséquences sanitaires et psychologiques, le cadre légal et les réponses (programmes gouvernementaux et ONG), avec les sources associées à chaque assertion. 1. Définition et types L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les grandes agences classent la MGF en quatre types (I à IV) allant de l’ablation partielle du clitoris (type I) à l’infibulation (type III) et autres pratiques dommageables (type IV). En Égypte, les types I et II sont les plus fréquents, même si des cas d’infibulation existent. 2. Échelle du phénomène — chiffres globaux et égyp...